APRESENTAM:

RENATA ROSA
&
POLYPHONIES KARIRI-XOCO

Une Création Originale

(In english)

C’est au village de Kariri-Xocó au bord du fleuve São Francisco dans l’état de l’Alagoas au Brésil que Renata Rosa s’est initiée au chant. Accompagnée de la famille du pajé Julio, maître de chant et guérisseur indien, elle s’est formée dès l’âge de 14 ans aux chants polyphoniques de la région. La construction mélodique qui structure le contrechant de ces polyphonies ainsi que ses tonalités qui s’étirent dans les aigus ont façonné le parcours artistique de la chanteuse.

Si son premier album, Zunido da Mata, faisait la part belle à une autre source d’inspiration de son travail, les traditions du maracatu rural et du cavalo marinho propres au Pernambouc dans la région de Récife au Nordeste du Brésil ; son nouvel album, Manto dos Sonhos, signe un retour aux polyphonies vocales, par l’enregistrement des voix indiennes pour les chœurs de la plupart des chansons et un travail significatif autour de chants traditionnels de cette région.

Rôdé par le trio de Renata Rosa (Renata Rosa, Pépé, Lucas dos Prazeres), ce repertoire s’enrichit pour la création de chants traditionnels indiens de la région du Rio São Francisco et surtout accueille un chœur d’indiennes du village de Kariri-Xocó, celles-là mêmes qui portent, accompagnent et accueillent Renata Rosa depuis son adolescence. Outre les morceaux qui composent l’album, samba de coco, coco de roda, toré, rojão, tous des chants composés à partir d’une base polyphonique, la création sera l’occasion d’écouter pour la première fois hors du Brésil les subtils entrelacements des torés indiens, ces chants polyphoniques qui s’intensifient jusqu’à conduire à la transe. Portée par un chœur indien composé de femmes - mais aussi d’un homme dont le rôle masculin est prépondérant dans le jeu des maracas et dont la voix aigue s’accorde à la tonalité de la chanteuse -, Renata Rosa transposera sur les scènes européennes l’atmosphère des joutes polyphoniques de ces villages, décimés un à un par les besoins en eau de l’industrie agro-alimentaire mondiale, ainsi que par l’installation d’une usine hydro-électrique à proximité du village, qui ont finit par retirer le travail aux Indiens. Sans crues, il n’est plus possible de cultiver le riz, ni de perpétuer les techniques de pêche vivrière aux abords du fleuve São Francisco, surnommé le vieux Chico.
Le village de Kariri-Xocó dans l’Etat d’Alagoas a vu le jour il y a une centaine d’année lorsque les Xocó ont rejoint les Kariri après avoir été chassés de leurs terres. Ce regroupement forcé de deux ethnies n’a pas été sans tensions, mais la communauté s’est soudée autour de la lutte pour la récupération des terres au profit des Indiens. La nation des Kariri-Xocó a su préserver ses traditions, notamment autour du pajé, chef spirituel (le cacique étant le chef politique). C’est avec le Toré que la communauté se retrouve autour des éléments de la culture indienne que sont la nature, les plantes, le vent, la terre, le feu et les eaux. Véritable rituel d’intégration, les chants sacrés qui composent le toré sont dirigés par un maître de chant, le pajé ; le reste de la communauté lui répond au moment opportun au son des maracas. Les danses sont éxécutées en cercle autour d’un feu. Grâce au chant, le corps colectif de la tribu se revivifie à l’intérieur de chacun des individus, permettant ainsi la permanence et l’équilibre de la communauté. Les chants sont infinis car il s’en crée sans cesse de nouveaux, guidés par l’inspiration. Ils sont chantés en langue native mais aussi en portugais, une concession qui a permis la perpétuation du rituel. Les rojão regroupent les différents chants de travail qui accompagnent les différentes activités de la communauté.

Le Samba de coco tire son origine de la construction des maisons. Lors de ces évènements, le maitre de maison invite un chanteur de coco, fait préparer un très bon repas pour les amis qui vont aider à la construction du sol de la maison. Après avoir préparé la terre glaise et l’avoir déposée sur le sol, les participants frappent et tassent la terre avec les pieds au rythme du coquista (le chanteur de coco). Les pas effectués afin de laisser le sol régulier prennent le nom de trupés. Avec le temps et la disparition des sols en terre, cette tradition s’est transposée à d’autres activités communautaires comme piler la farine de manioc et peu à peu des groupes de samba de coco sont apparus lors de soirées festives. Le fait de transformer le sol en élément de percussion signale une influence majeure de la culture indigène. Les participants répondent aux vers du chanteur et dansent lorsque le coquista développe son embolada (déclamation de vers qui peut être improvisée). Le coco de roda possède un rythme plus syncopé que le Samba de Coco, les pieds ne possèdent pas une fonction percussive aussi importante et les participants se réunissent en rond autour du soliste pour danser et lui répondre.

AGENDA
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DISCOGRAPHIE


NOV/DEC 2009
EURO TOUR

17/11: Koorzo 5 Hoog - Den Haag (NL)
18/11 : Bruxelas – Flagey (B)
19/11 : Amsterdam – Tropentheater (NL)
20/11 : Utrecht – RASA (NL)
21/11 : Antwerp– Zuiderpershuis (B)
23,24/11 : Liège–Ateliers Festival Voix de Femmes (B)
25/11 : Paris – Théatre de la Ville (F)
26/11 : Liège – Festival Voix de Femmes (B)
28/11 : Frankfurt / Oder – Festival TransVOCALE (D)
29/11 : Köln – Club Arkadas Public Recording Radio National WDR (D)
04/12 : L'Espace Mongolfier - Davézieux (F)


MANTO DOS SONHOS
(2008 Outro Brasil)


ZUNIDO DA MATA
(2003 Outro Brasil)

Renata Rosa e Indios Kariri Xoco

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