HAMILTON DE HOLANDA
Digne héritier des grands mandolinistes tels que
Jacob do Bandolim, Joël Nascimento et Armandinho
Macedo, le jeune Hamilton de Holanda, né en 1976,
est en train de révolutionner l’instrument
emblématique
du choro, le bandolim, auquel il a ajouté une cinquième
double corde, portant leur nombre de 8 à 10 et
sur lequel il a développé un jeu polyphonique
complet, surtout en solo, ainsi qu’une palette
sonore et percussive enrichie. Sa capacité d’invention
est inépuisable et le son qu’il tire de
son bandolim de 10 cordes est puissant et précis,
un vrai maître.
Avec
une liberté absolue, il a su construire sa
personnalité à partir d'éléments
glanés dans son environnement naturel, de multiples
rencontres interculturelles et un parcours incroyablement
riche dans la variété de ses expériences.Hamilton
de Holanda puise ses sources tant dans le répertoire
classique que dans celui du jazz ou de la musique populaire
brésilienne. Précocité et adaptabilité
sont ses signes distinctifs, lui qui se montre aussi à
l’aise en concert avec un orchestre symphonique,
avec des artistes renommés tels que Buena Vista
Social Club, Cesaria Evora, Djavan, John Paul Jones, Mike
Marhall, Stanley Jordan, João Bosco, Ivan Lins
ou Richard Galliano, que seul sur scène avec
son bandolim.
Comme
Egberto Gismonti, Hermeto Pascoal et Astor Piazzolla,
il s'écarte du style traditionnel en s'entourant
d'un accompagnement plus jazzistique tout en gardant la
force expressive des grands. Sa musique est toujours novatrice.
"Hamilton est un musicien né avec un don.
Tout est facile pour lui. Ce jeune homme est déjà
un des plus grands instrumentistes du Brésil et
du monde. Bien qu’issu de l’école de
Jacob do Bandolim, Hamilton va au-delà des frontières
traditionnelles et propose une rénovation du choro.” Hermeto
Pascoal.
Son
talent dépasse rapidement les frontières
du Brésil : en décembre 2001, Hamilton se
mesure à la fine fleur des interprètes brésiliens
de musique érudite et de musique improvisée
et remporte le Prix de Musique Icatu dans les deux disciplines
; ce qui lui vaut d'être accueilli à la Cité
des Arts de Paris, jusqu'en février 2003. Ce séjour
est naturellement mis au profit de la construction d'un
pont avec le Vieux Continent, où il ne cesse de
faire des tournées depuis son retour au Brésil.
L’année 2005 semble d’ailleurs être
celle de la consécration internationale pour ce
jeune prodige brésilien. Après une apparition
au Midem où il interpréta deux duos mémorables
avec l’étoile montante Seu Jorge, il sera
non seulement en tournée en duo avec Richard Galliano
ou Mike Marshall mais aussi avec son puissant quartet
composé de Daniel Santiago à la guitare,
André Vasconcellos à la basse et le grand
Márcio Bahia à la batterie ; les quatre
"Monstres".
En 2006 le "Hamilton de Holanda Quartet" devient
le quintet «Brasilianos » avec l’arrivée
de Gabriel Grossi à l’harmonica
Le charisme et l’enthousiasme contagieux de Hamilton
sur scène, son jeu impeccable et débordant
de savante inventivité font de lui un des musiciens
les plus remarquables de la nouvelle génération
d’interprètes et de compositeurs de musique
brésilienne contemporaine
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